À la manière d’un concept store, vous croisez ici, sur les routes de l’improbable, les créations de Babou. Vous y verrez le travail d’un véritable alchimiste, au service de ses noeuds intérieurs. On chérie son authenticité ! Sans réalisme, sans étiquette, sans règles, c’est son âme à nu qui parle.
 
Il ne faut pas se méprendre, Babou ne se prétend pas un descendant des surréalistes, il ne souhaite pas non plus révolutionner l’art thérapie, il n’a que pour seule ambition de donner à voir, de donner à comprendre, de mettre en forme ce que l’affect brut inspire. L’art n’a selon lui d’autre raison que la vérité. Il use d'une manière pure et humble de l'art comme de la continuité de son être pour offrir sa nudité la plus intime: celle de l'esprit. Vous faites partie des créations de Babou, d’un bout à l’autre de leur continuum vous êtes à la fois la source d’inspiration, et son émanation.

À travers cette sincérité créative, les vibrations intérieures de Babou débordent et nous donnent à voir un univers de possibles. Toujours divisé entre son envie de monter sur scène, de tenir une caméra, de poser ses mains sur un piano; bouillonnant de mille et un destins, il vient provoquer vos acquis. Des graffitis à la photographie, de la sculpture à la palette graphique, de la peinture à l’huile au pochoir, c’est toute la complexité de la quête humaine qui ressort des créations de Babou. Dans un rêve éveillé, son énergie épouse les matières : un coup de couteau, un coup de pinceau, il déchire, il découpe. Chaque humeur a sa forme, chaque questionnement trouve sa couleur, chaque rencontre prend son outil. La création, en phase avec l’âme, est alors infinie. Babou construit, déconstruit, remanie en continu. L’oeuvre n’est jamais arrêtée. L’art est vivant !

 

Babou, lui même objet des surprises de sa création, répand un art inattendu qui déboussole, passionne par sa diversité et fait écho chez chacun d’entre nous par petites explosions de complicité. Insaisissable, avec une pointe d'arrogance mêlée d'amertume, on ne sait plus s’il s’échappe ou si nous lui échappons. On se sent torturés, perdus, compris, incompris, mais on ne sent pas seuls. Est-il un libre alchimiste ou prisonnier des surprises de l’âme ?

Qu’ importe : il est BABOU !

 

Camille Durif Meunier - Octobre 2018